La capacité au bonheur ...

Publié le par Your.mountains

DSC08631

 

 

Une histoire a un début et une fin, une histoire, c'est un peu de nous qui s'en va, et un peu de nous qui se créé, au fil de la vie, aux fils ténus de là haut, une histoire, c'est tout ce qui peut prétendre rester, six pieds sous terre, lorsque nos fils et nos filles nous pleureront.

Mais cette histoire, quelle est-elle? Vaut-elle la peine d'être vécue? faut-il vraiment se battre chaque jour pour qu'elle existe, pour qu'elle soit consistante, pour qu'un jour peut-être quelqu'un vienne pleurer sur notre tombe?

 

DSC08626

L'aiguille de la Tza à gauche, la Dent Blanche à droite.

 

Je suis convaincu que nous sommes tous maîtres de nos vies, et que celles ci doivent être à la hauteur du pouvoir que nous avons entre nos mains.

La semaine dernière, j'encadrais encore un groupe sur la route qui nous menait de Chamonix à Zermatt. La semaine dernière, une histoire c'est créé, encore une fois, parce que tous, nous nous sommes donné la possibilité de l'écrire, d'une encre indélébile, sur le fil tendu de notre vie.

 

DSC08609

Bruno, Diane (cachés) et Alain dans les framboises vers le val d'Arpette.

 

Pour qu'une histoire existe, il faut la partager, seul, nous ne serions rien, c'est le partage qui nous créé. Et seul le bonheur se partage, la tristesse est intime, la tristesse est privée et privative, la tristesse se garde comme un diamant ou une seringue, au fond du coeur. La tristesse nous consume alors que le bonheur brûle.

 

DSC08642

Jean Michel et Odile sur les échelles deBertol.

 

Peu importe d'où il vient, et peu importe où il nous amènera, le bonheur, lorsqu'il se présente, il faut le prendre, l'embrasser comme un amant, le caresser comme un enfant, le préserver comme un trésor précieux, oui, le bonheur seul créé l'histoire que nous souhaitons. Même si il est improbable, le bonheur existe partout, il faut juste se donner la capacité d'être heureux. C'est cette capacité à être heureux qui nous permet de nous livrer, d'exposer notre vie aux regards d'inconnus, et d'enfin nous libérer de nos peurs.

 

DSC08620

En descendant du col de Tsofeiret, dans le Génépy.

 

La semaine dernière, nous étions huit hommes et femmes à avoir dit "oui" au bonheur.

Et alors les tempêtes peuvent bien essayer de nous faire sombrer, les crevasses peuvent bien s'écarter sous nos pieds, les falaises essayer de nous emprisonner, nous saurons y faire face et encore avancer dans nos vies.

Parce qu'au final nous sommes tous capable d'être heureux. 

 

DSC08645

Geoffroy, Christophe et Camille sur le clocher de Bertol.

Commenter cet article